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17/11/2007

L'adoption internationale dans la tourmente.

Confondre le bebe avec l'eau du bain... 

Un lecteur – que je remercie- m'envoie un commentaire vers un texte de Marlene Hofstetter, responsable des adoptions pour la Fondation Terre des Hommes. Sa conclusion est la suivante

 "L'adoption a changé de visage. Conçue pour améliorer le quotidien des orphelins, elle s'est répandue lors de la Première Guerre mondiale. Le nombre d'enfants abandonnés a largement diminué avec la démocratisation de la contraception. Les familles désireuses d'accueillir un petit se sont tournées vers l'étranger, dans un but humanitaire affiché. Les ONG ont contribué à sensibiliser l'Occident au sort des enfants vivant dans des zones déshéritées ou en conflit.
 
Aujourd'hui, le nombre de «petits malheureux» disponibles pour l'adoption internationale ne cesse de diminuer. Les familles d'accueil, pourtant, sont de plus en plus nombreuses; l'enfant est devenu un droit, au même titre que le logement ou la dignité. Et l'on est passé de la recherche de parents pour un bébé à la quête d'un bébé pour des parents. Certains, ainsi, cautionnent - sans forcément s'en rendre compte - les méthodes d'avocats et d'«orphelinats» sans scrupule qui vendent les bambins comme d'autres les diamants et les armes. Toujours sous le couvert de l'humanitaire."

Avec tout le respect que j'eprouve pour une fondation comme "Terre des Hommes", je suis étonné  de plusieurs erreurs dans cette conclusion. D'abord l'adoption n'a pas ete "concue" a la fin de la premiere guerre mondiale. Elle ne peut se confondre avec les situations qui la "facilitent": L'adoption a existe de tous temps. Moises fut adopte par la famille des pharaons d'Egypte. Les empereurs Romains choisissaient souvent leur successeur par adoption, c'est ainsi que Hadrien succéda à Marc-Aurèle. Au Moyen-Âge, l’adoption était également acceptée et utilisée pour légitimer des transferts de patrimoines. Dans une prochaine note, je presenterai la  biographie d'un medecin de la tribu Wounaan de Panama qui est devenu medecin, etant retourne vers sa culture d'origine apres avoir pu etudier la medecine aux USA - parce que ses parents biologiques l'envoyerent vers la ville ou une famille aisee l'adopta... 

Une chose est la figure juridique de l'adoption, qui est présente dans les lois depuis l'Antiquité, tant au Moyen-Orient que chez les Grecs et les Romains. Autre chose est le trafic d'enfants auquel certaines personnes se livrent sous le couvert des pratiques d'adoption. Ce que je trouve malhonnête c'est de confondre les deux. Il y a de nombreuses formes de trafic d'enfants: Le travail infantile, par exemple. Ou  la prostitution infantile. Ou le recrutement des enfants par les groupes armes, ou par les bandes de délinquants, ou par les narco- trafiquants."L'achat" d'enfants sous couvert d'adoption est un crime qui comme tel doit être empêche et réprime. Mais ce n'est pas cela, l'adoption!!!

 Ce qui me met mal a l'aise dans les analyses sur les trafic d'enfants, c'est qu'on ne dit pas "trafic d'enfants sous prétexte d'adoption" mais directement "adoption". en d'autre termes on attaque une pratique socialement et humainement essentielle - la liberté d'adopter - au nom des crimes qui se commettent au nom de cette pratique. 

 Cette tactique de jeter la suspicion sur la pratique de l'adoption est extrêmement efficace pour justifier la tendance lourde qui consiste a rendre la procédure tres difficile aux familles qui souhaitent adopter, et aux personnes qui souhaitent donner un enfant en adoption, bref d'en faire un processus tellement hyper régulé que l'adoption internationale légale et honorable devienne quelque chose d'a peu près inaccessible.

  Le résultat de cette approche est que des organisations qui aident les enfants dans leur milieu de vie deviennent les seuls acteurs autorises sur le terrain - Mais se substituent-ils aux familles défaillantes? Non. Les enfants prives de leurs droits essentiels - droit a une alimentation décente, droit a l'éducation, droit a une famille, droit a une nationalité - demeurent prisonnier d'autorités souvent mafieuses qui préfèrent les maintenir entre les mains de parents qui ne désirent pas s'occuper d'eux, ou dans des orphelinats surcharges, ou dans des camps de réfugies ou leur souffrance alimentera la conviction démoralisante que "rien ne peut se faire" pour améliorer réellement leur vie. Sauf  les parrainer, mais c'est  reduire leur  aide a un soutien  financier.

Et des vies qui peuvent ainsi créer des ponts essentiels entre la stérilité croissante du "premier monde" et la fécondité souvent sans perspective d'avenir de pays du "tiers monde" se brisent au nom de la préservation des droits  rendus sacres et absolus - des parents biologiques – ce qui en fait est une privation de droit des lors que la dimension du choix en est absente. 

Et plus encore au nom du renforcement pouvoir des gouvernement qui cherchent a « tout voir, tout connaître », a monopoliser le contrôle des processus d’adoption, a bannir les formes d’adoption qui se réalisent hors de leurs canaux officiels.  

 

 

 

Commentaires

L'adoption est, aujourd'hui, à la fois une histoire d'argent et un frein à l'immigration. Les parents sont contraints de donner le prix d'une voiture neuve (entre 15000 et 250000euros, sans compter les frais et dons sur place) pour un enfant qui est obligé de loger à plusieurs par lit et court pieds nus. C'est plus que le prix d'un internat de luxe en suisse. Ils payent des OAA qui ne pensent qu'à se faire du fric sur le dos de braves naïfs. Ces incontournables OAA qui emb$oitent le pas aux immondes et longues procèdures d'agréments et qui choisissent des enfants, dont la plupart devraient être retirés de l'adoption internationationale, car ils souffrent de troubles de l'attachement. Il faut aussi parler des 434 dossiers d'adoption libre, qui ont été refusés à partir du 01/03/2004 et qui faisaient partie de l'ancinne législation belge. Des dossiers refusés sous de mensongers prétextes, comme celui, souvent évoqué et laissant les parents émunis, que l'adoption n'était m$eme pas légale dans le pays d'origine. Les enfants, abandonnés une seconde fois, sont devenus la proie de traficants en tous genres, même quand ceuxc- portent le masque 'ONG charitatives. La nouvelle procèdure d'adoption en Belgique, sert à nourir, également, les gens qui font partie du Conseil supérieur de l'adoption et qui touchent 300€ par jeton de présence. Faut-il parler, aussi, des juristes et des top managers de l'ACF, qui perdent les pièces des dossiers, prétendent mieux connaître la législation étrangère que les magistrats qui ont prononcé les jugements, s'arrangent, en désespoir de rejet des dossiers, avec des procureurs, pour que ceuxc-i émettent des avis défavorables concernant les parents. Sans parler, qu'au préalable, la ministre de la justice avait ordonné aux affaires étrangères, de faire traîner les dossiers, par tous les moyens. Et on osera parler des droits de l'enfant ? Surréaliste et doleux !!!

Écrit par : vodkanana | 30/11/2007

Merci de votre commentaire. J'ai egalement ete en Belgique "victime" d'un procureur qui pretendait appliquer des lois panameennes qu'il ne connaissait pas et s'appuyait sur des traductions de codes perimes. Les droits de l'enfant ont bon dos...

N'ayons pas peur de parler. Les enfants en attente d'adoption et ceux qui desirent en adopter peuvent difficilement le faire, a la merci qu'ils sont d'un moindre avis negatif de la part des innombrables rouages qui font passer leurs projets familiaux a la moulinette.

Je n'irai pas jusqu'a dire que les OAA "selectionnent" des enfants qui souffrent de troubles de l'attachement, car je connais des couples pour lequel la procedure officielle a donne de bons resultats. Mais l'elimination des filieres libres transforme cette procedure en un projet dangereusement totalitaire, un peu comme si, dans un pays donne, on passait d'une economie mixte a une economie planifiee et etatique. A terme le resultat est lamentable, et pour justifier ces procedures iniques, on condamne l'adoption comme moralement douteuse en soi...

Écrit par : Andre | 30/11/2007

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