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29/02/2008

Retour a la bataille?

 

Ca y est, c'est la rentree des classes au Panama...

Jusqu'a present j'ai ecrit ici des billets comme guide de tourisme, mon travail prefere. Mais aujourd'hui je suis devant un choix- difficile: Je suis embauche par une ecole pour enseigner l'anglais et l'informatique dans un college prive ou j'ai egalement inscrit ma seconde fille,  et  mes experiences dans ce type de travail sont souvent plutot malheureuses: Je ne parviens pas a garder le controle des eleves, a les interesser a la classe, en tous cas pas durant le long laps de temps que represente une annee scolaire.

Meme lorsque les conditions sont bonnes.  Je suis meilleur avec les adultes, surtout parce que l'abondance de materiel pedagogique est plus grande, plus variee, parce que ils choisissent leurs etudes, ce que les etudiants de secondaire ne font generalement pas. 

Dois-je cependant retourner, sous pretexte que les autres profs ont aussi des problemes? Et surtout, parce que la haute saison touristique arrive a sa fin et qu'a partir d'avril il est plus difficile de trouver du travail a Panama dans le secteur tourisme?

 Un groupe d'etudiants du college Claret de Panama 69a6ffcde3358e5f0469b8e7c01d78d8.jpgposant  pour la photo de  graduation de fin d'annee  2006. Derriere ces souriantes apparences, les conditions de travail dans les ecoles privees du Panama, comme celles-ci, sont souvent penibles. Les salaires fort bas (400-500 dollars par mois) et les exigences de travail importantes. Les programmes sont souvent improvises, de sorte que les profs doivent pratiquement inventer leur programmel...a leur frais. 

 Il est tout de meme paradoxal de constater que le travail d'enseignant de secondaire est  plus exigeant, plus mal paye et plus arbitraire que celui d'adultes, ici au Panama. La raison en est que les adultes paient eux-memes leur classes tandis que les ados vont la ou leur famille les envoient...

 

Mais devant ce genre de decision - y aller ou ne pas y aller - je suis ici plutot decide a y aller, mais plutot parce que ici je prefere avoir trois ou quatre fers au feu que un seul ou meme deux - Mais je prefererais si c'etait possible, etre suffisamment bon dans un secteur pour pouvoir y rester, et ne pas devoir ma vie durant sauter de  

(A suivre).... 

 

 

 

17:25 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : enseignement

28/02/2008

Panama aux prises avec les Farcs

Pendant que 4 otages des FARCS sont liberes, au Panama des emails  menacants des attaques contre des objectifs panameens  sont envoyes aux autorites de la part des FARCS. Le gouvernement, officiellement, met en doute leur authenticite et ne les prend pas au serieux. 

Le motif: Dimanche dernier, six guerrilleros des FARCS qui avaient penetre, armes, en territoire panameen, ont ete arretes par la police des frontieres et sont maintenant detenus au Panama. La FARC exige leur liberation.

Et Ingrid Betancourt, toujours sequestree, est decrite comme vivant dans des conditions inhumaines, malade et au bout du rouleau. Esperons plus que jamais que la pression internationale continue, tant sur les FARCS que sur les militaires colombiens, pour que cette absurde situation prenne finalement fin. 

 

25/02/2008

Ingrid Betancourt, 6 ans de captivite

156414b62306a599f7b4695611109d09.jpg Et d'ici, de Panama, rien de nouveau sinon que  la police des frontieres affronte des unites des Farcs a la frontiere panama-Colombie. Et que Astrid Betancourt a fait un court sejour ici, rappelant aux journaux locaux le combat pour la liberation de sa soeur.

J'ai envie de reproduire ici le beau message de Sarah Oling, publie sur son blog "Rassembleur d'etincelles":


"Comment vous dire ? Je ne suis pas de votre famille, nous ne nous sommes jamais rencontrées. Et pourtant, vous percutez ma vie. 

J’aimerais vous tisser des mots lumière et espoir pour vous réchauffer, en attendant. Je voudrais serrer vos mains un instant, vous transmettre l’énergie de tous ceux pour lesquels votre libération est devenue une incontournable exigence. 

Notre monde est atteint d’aliénation. Trop de drames violemment exposés, l’un chassant l’autre à la Une des médias. Mais pour ceux qui attendent, pour leur famille, rien ne change. La lente litanie des jours s’ajoutant aux autres, 2178, exactement, Ingrid, 2178 jours que vous avez été arrachée aux vôtres. C’est insupportable. D’autant plus qu’après la libération de Clara Rojas et de Consuelo Gonzalez le 10 janvier dernier, la voie avait semblé tracée pour votre propre extraction de cette jungle qui vous retient. 

Je sais bien que des négociations ont lieu en ce moment. Et je ne doute pas un instant de la véritable implication de Nicolas Sarkozy et de sa volonté sincère de vous ramener parmi les vôtres.

Mais le temps passe et vous êtes si lasse. Avec de faibles mots, comment faire de la littérature avec votre désespoir, je voudrai vous témoigner mon sentiment d’être reliée à vous. Comme votre famille, vos amis, ils sont nombreux, je Vous espère et Vous attends. Très vite."

 

23/02/2008

Du malentendu, bien entendu...

 

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L'éditorial du journal "Dimanche" ce 23 février, "pourquoi tant de malentendus?" se penche sur une conférence du Pape Benoît XVI qui était prévue pour le 17 janvier 2008 a l'Université Sapienza de Rome, et qui a été annulée suite a des protestations  de la part d'une soixantaine de professeurs et de nombreux étudiants, contre la visite et le discours du pape.

Cette annulation de la visite du pape a été l'objet d'un intéressant débat: Il semble que les pétitions de protestations contre la conférence du Pape étaient basées sur une citation tronquée dans laquelle on attribuait au pape la volonté de supporter la condamnation de Galilée par l'Eglise, au XVI eme siècle. Le pape avait examine et cite un auteur - Feyerabend - mais sans adopter son propos. Mais les opposants du pape n'ont tenu aucun compte de la différence entre affirmation et citation.

Malentendu donc...mais probablement malentendu provoqué et recherché par les auteurs de la pétition.

Bien entendu ce n'est pas sur ces problèmes de mauvais usages des citations dans les discours du Pape que "Dimanche" trouve intéressant de relever. Il se penche plutôt sur la question de savoir pourquoi la communication vaticane génère tant de malentendus, et conclut que c'est parce que l'église ne se préoccupe pas assez de savoir comment ses auditeurs réagissent.

La probable mauvaise foi des critiques du pape est ici escamotée et remplacée par une réflexion banale et habituelle sur "l'église en porte-à-faux" avec la communication du XXIeme siècle. Comment voulez-vous qu'une institution bi-millenaire se comporte autrement qu'anachroniquement dans le monde instantane qui est le notre? 

Dommage qu'on prête tellement attention a la manière dont un message est perçu et si peu a ce que le message dit effectivement...Nous avons un pape conservateur, certes, mais cohérent. Ses critiques utilisent parfois la mauvaise foi pour dénaturer ses propos. De telles méthodes devraient être dénoncées au moins aussi fortement que les "maladresses de communication" ecclesiales. 

 

 

23:30 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : International, culture

21/02/2008

Soeur Emmanuelle

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En 1987, un dimanche soir de novembre a Bruxelles...

Je marchais sous la pluie vers la communaute de la Poudriere, ou j'habitais.

La Poudriere de Bruxelles etait l'un des lieux que vous aimiez visiter: http://users.skynet.be/lapoudriere.org/index2.htm 

Vous etiez la pour celebrer la messe dominicale...Nous etions les seuls a Bruxelles a commencer la messe a 8:30 du soir, pour les retardataires...

J'avais envie de vous rencontrer...   

Vous n'aviez alors "que" 80 ans!

Et je savais comment vous rencontrer: Il suffisait de se faire introduire par quelqu'un de plus pauvre que moi... Une fille qui pleurait parce qu'elle avait des dettes et qui avait essaye de creer une entreprise de toilettage canin et cela n'avait pas marche. 

Et vous l'aviez ecoutee et reconfortee, puis nous avions ete diner ensemble, elle et moi...

Et aujourd'hui, vous avez 100 ans! Heureux anniversaire... Il en est des etre humain comme des objets d'art: Ceux qui sont vraiment bons ne se demodent pas.  

20:50 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : culture

19/02/2008

Aigle Kosovar et Coq Wallon....

 

Sarcastique message de Mr. Stephane Dohet, correspondant de la revue wallonne "Toudi", a propos de l'independance du Kosovo. Comment peut-on oser pretendre que la Federation Belge aurait des similitudes avec l'ex-Yougoslavie? 

"Mais c'est curieux, nous n'avons encore entendu aucune critique du genre "Kosovar et Serbe sont nos prénoms, Yougoslave est notre nom de famille", ni personne critiquer la petite taille du Kosovo (plus petit que la Wallonie), trop petit pour être viable, encore moins a-t-on osé dire qu'ils ne fallait pas séparer des gens qui s'entendent bien (c'est une affaire de politiciens, hein), que le socio-économique est plus important que l'institutionnel etc etc

Je me demande même si une grande circonscription nationale où les Kosovars auraient pu voter pour des Serbes et vice-versa n'aurait pas sauver l'unité du pays. Dommage qu'il n'y a plus de roi en Serbie pour être le ciment entre toutes ces communautés.

Plus sérieusement, revenons un instant sur la manif des Kosovars à Namur. Il semble que beaucoup de Kosovars habitent Namur, on pourrait envisager un jumelage Namur-Prishtina...
Dans cette manif j'y ai vu, aux milieu des drapeaux albanais, américains, européens, belges, au moins un drapeau wallon sur RTL-TVi, mais on ne l'a jamais vu sur la RTBf, bien qu'en tête de cortège... étrange n'est-il pas...
"

Mr Dohet omet de preciser que l'experience de l'Etat Yougoslave et celle de l'Etat Belge sont difficilement comparables: La Yougoslavie n'etait pas un etat dote de traditions democratiques, et en Belgique les mouvements de population (peripherie Bruxelloise par exemple) ont ete parfaitement pacifiques, nous n'avons pas vecu de guerres civiles ou de tentatives d'epuration ethnique.

Le New York Times ecrit: "Kosovo won the recognition of the United States and its biggest Western European allies on Monday, while earning rebukes and rejections from Serbia, Russia and a disparate mix of states the world over who face their own separatist movements at home. " Parmi les etats qui ne reconnaissent pas l'independance du Kosovo, l'Espagne figure en bonne place. On sent le fantome de l'independantisme basque.  

16:40 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Belgique, politique