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28/10/2008

Crash mondial et "promo prices"

A la racine des tsunamis financiers dans lesquels nous sommes tous plonges, on trouve des pratiques de crédits immobiliers mal fichus. Et nous sentons que le monde est déjà entre dans une période de restriction du crédit mais les corrections sont chaotiques et brutales, et le résultat présent est une profonde récession économique…

Y a-t-il des leçons à tirer ? Oui mais on ne sait pas encore lesquelles et les marches ne sont pas encore sortis de la tourmente.

J’ai lu dans la Libre Belgique que les gouvernements européens s’apprêtent a faire la chasse au paradis fiscaux…Et la cela sent un peu le bouc émissaire, a mon avis.

Il serait plus correct de prendre pour cible les pratiques promotionnelles qui laissent les clients dans l’ignorance du coût final réel d’un contrat.

Les banques américaines ont fait la culbute et les bourses ont connu leurs semaines les plus noires depuis 1929, pourquoi ? Parce qu’il y aurait des Hedge funds dans les paradis fiscaux  ? Non…Ce n'est pas le bon ennemi...

 

Que peut un simple agent à la clientèle comme je le suis, dire de cela ? Quelque chose. Car les experts se sont trompes. Les professionnels du crédit, a commencer par Moody, Filch , Standard and Poor, admettent aujourd’hui que pendant des années ils ont donnes de bonnes notes a des projets qui ne méritaient pas de crédit…

 

Et moi qui passe mes journées a répondre au téléphone a des clients qui me demandent pourquoi diable après un an leur factures doublent…parce que leur « promo prices » se terminent et qu’ils doivent payer beaucoup plus s’ils veulent continuer de recevoir leurs programmes de TV haute définition…ou leur maison…j'ai peut-etre une meilleure idee du pourquoi...

 

Car si je tente de transformer de tels contrats en contrats plus soutenables a terme, mes superviseurs me disent que mes chiffres de vente vont chuter parce que j’aide les clients a payer moins…Et si je leur dis que des clients insatisfaits ne restent pas clients, ils me répondent « Ce n’est pas notre problème, l’entreprise nous paie pour inciter nos clients a acheter davantage nos services, pas pour solutionner leur problèmes… »

 

Alors cette semaine, ce call center de Panama ou je travaille, il me parait un bon observatoire des errements qui ont mené a cette catastrophe financière : La chasse au profit a court terme, au détriment du long terme…"Apres moi le deluge": C'est la recette des crises de civilisation.

 

 

14:28 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amerique

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