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21/11/2008

Crise financiere et Eglise

 

...Il y a des gens qui ne perdent pas le nord. La crise financiere, c'est Jesus chassant les marchands du Temple? Les propos de Mgr Crepaldi que je reproduis ici ne sont pas absurdes, mais ils proposent "La" doctrine sociale de l'Eglise comme un garde-fou contre les exces de deregulations d'une part, contre l'etatisme d'autre part. N'est-ce pas un peu presumer de ladite "doctrine sociale". J'aime bien la reponse de JP Lemaitre, de l'UCL :"Nos représentations du réel sont réelles dans leur conséquences et nous
devons donc en assumer la responsabilité. Aucun groupe humain n'est à lui
seul dépositaire de « la vérité » et le souffle de l'Esprit ne connaît pas
de frontières. Et cet Esprit souffle aussi sur les chercheurs
consciencieux en sciences économiques, sociales et politiques
."

 

"La crise qui affecte le monde n'est pas uniquement financière, c'est une
crise morale et de confiance" déclare le Mgr Giampaolo Crepaldi,
secrétaire du Conseil pontifical justice et paix à propos  de la crise
financière actuelle, déclaration reprise par l'Agence Zenith du Vatican le
18/11/2008.

Pour lui la solution ne peut donc être seulement d'ordre financier.

Cette crise dit-il, mettrait en lumière tout ce que la Doctrine sociale de
l'Église affirme depuis très longtemps. Quand un système
économico-financier entre en crise, ce n'est jamais pour des motifs
économiques ou financiers, mais parce qu'une faille s'est produite en
amont dans le système moral global.  Il estime qu'à l'origine de la
situation il y a une crise de confiance, la confiance n'étant pas d'abord
un élément  économique et financier mais une attitude éthique.

"Lorsque le marché pervertit cette attitude éthique, nous savons tous
qu'il n'est plus en mesure à lui seul de la rétablir, a-t-il expliqué. Il
faut trouver un équilibre entre la dérégulation des marchés que l'on a
connue ces derniers temps et la tentation de conférer un poids excessif à
l'Etat. Ce sont trois acteurs qui ont un rôle à jouer - a-t-il ajouté - :
le marché d'une part, l'État de l'autre, mais aussi la société civile. Là
précisément se trouve la réponse aux exigences et aux inspirations qui
découlent du dit principe de subsidiarité. En conformité avec la Doctrine
sociale de l'Église" conclut-il, "il faut considérer avec une plus grande
sagesse le marché et le rôle qu'il peut jouer." Et d'ajouter : "nous n'en
serions pas là si nous avions traité le marché comme un moyen et non comme
une fin."

 

 

 

14/11/2008

Oreilles d’ânes et sacs de soie.


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reilles d’ânes et sacs de soie.


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10/11/2008

Obama's song

Le chant d’Obama : « Yes we can » est un splendide modèle de rhétorique et il intègre des éléments essentiels de l’histoire américaine :

It was a creed written into the founding documents that declared the destiny of a nation.
Yes we can.
It was whispered by slaves and abolitionists as they blazed a trail toward freedom.
Yes we can. Yes we can.
It was sung by immigrants as they struck out from distant shores
and pioneers who pushed westward against an unforgiving wilderness.
Yes we can. Yes we can.
It was the call of workers who organized;
women who reached for the ballots;
a President who chose the moon as our new frontier;
and a King who took us to the mountain-top and pointed the way to the Promised Land.
Yes we can to justice and equality.
(yes we can, yes we can, yes we can, yes we can...)

On reconnaît sans peine les allusions: La Constitution américaine commence par proclamer « Le droit a la vie, a la liberté et a la poursuite du bonheur », la lutte pour la fin de l’esclavage des noirs au XIX ème siècle, les vagues d’immigrants et de pionniers marchant vers l’ouest sauvage, les luttes des travailleurs pour leurs droits et pour le vote des femmes, a reference a Martin Luther King, a Kennedy et la marche sur la lune, et une référence a la bible : Moise enseignant a son peuple la terre promise, voila c’est l’Amérique. Elle est toujours la, et Obama est l’incarnation actuelle du rêve américain. Incarnation Démocrate, comme Schwarznegger est peut-être une incarnation républicaine du rêve…

Mais tous, dans le monde, nous battons des mains au parcours sans faille de ce « gringalet au nom amusant » qui prend aujourd’hui le timon de la première économie du monde. Le couleur de sa peau importe peu, elle importe seulement dans la mesure où son élection prouve que la couleur de la peau n’est plus un élément déterminant dans une élection américaine. Ce qui est une excellente nouvelle.

Il parait que le Panama est dans le collimateur de la nouvelle administration US comme pays vers lequel émigrent les compagnies américaines qui cherchent a payer moins d’impôt et a baisser leurs charges salariales.

Ce sera l’objet de mon prochain commentaire.