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04/05/2009

"Los locos somos mas"-Plus on est de fous...

"Le candidat conservateur, le milliardaire Ricardo Martinelli, a été proclamé vainqueur de l'élection présidentielle au Panama, dimanche, par le Tribunal électoral. Le président du Tribunal électoral panaméen, Erasmo Pinilla, a téléphoné au candidat de l'Alliance pour le changement pour lui annoncer sa victoire.  Les électeurs, environ 2,2 millions au total, avaient à choisir entre le candidat Martinelli, qui était donné largement favori, et la sociale-démocrate Balbina Herrera."

Notons qu'au Panama on qualifie parfois Martinelli de "millionnaire arrogant" mais pas de milliardaire. Je ne sais pas pourquoi on est passe au titre de milliardaire dans cette depeche de Belga. Erreur factuelle.

Le parti de Balbina, au pouvoir, avait tente de discrediter Martinelli en soulignant qu'il est peut-etre maniaco-depressif . Balbina repeta durant la campagne "Je ne suis pas bipolar, moi"....Mais en reponse, les voitures panameennes se couvrirent de stickers "Los locos somos mas" "Les fous nous sommes les plus nombreux"...Slogan que Martinelli n'a pas manque de repeter lors de son allocution de victoire ce soir. Un bel exemple de reponse cinglante  contre une maladroite attaque sur la personnalite d'un candidat.

C'est par plus de 60% que les electeurs ont donne l'avantage a Martinelli contre Balbina Herrera. Il faut dire que meme si la situation economique du Panama est plutot bonne apres 5 annees de gouvernement par le parti de Balbina Herrera, les panameens ont vote massivement pour une alternance. Les raisons? En depit d'une economie a la hausse, les panameens sont affectes par une insecurite croissante, le systeme de soins de sante est tres deficient, l'education nationale a des resultats fort mediocres et le systeme de transport public est si mauvais que l'on doit se lever a quatre heures du matin pour trouver place dans un bus.

Martinelli, apres plusieurs tentatives de canditature infructueuses, a fini par s'imposer par-dessus une alternance de deux partis alternant traditionnellement au pouvoir, le PRD de Martin Torrijos (et de Balbina) et le parti panameniste.

Au-dela du "regard local", on peut constater que Panama ne suit pas  la tendance globale de l'Amerique Latine qui est de voter pour des presidents plutot a gauche. Panama rejoint des pays comme le Mexique ou la Colombie qui elisent plutot des presidents de centre droit, tels Uribe en Colombie et Calderon au Mexique.

 

 

 

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