Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

04/12/2009

Lettre a Mme Marie Dominique Simonet

Madame la Ministre n'a pas repondu, a ce jour....

 

 

Madame la Ministre,

Je lis regulierement dans la presse des articles reportant un manque de professeurs de langues en Belgique francophone.

Liégeois d’origine, titulaire d'une licence en communication Belge et d'une maitrise en education americaine,  Je travaille depuis 10 ans comme professeur d'anglais dans une université au Panama.


De 1992 à 1996 j'étais enseignant à Bruxelles. J’enseignais le Français pour non-francophones à l’IESTE de Uccle.

Mais en 1996 on a supprime mon emploi pour cause d'économies. J'étais titulaire d'une licence en Communication, pas d'une licence de philo Romane, et ce fut le motif de mon licenciement : absence de titre requis.

A la suite de quoi je suis venu vivre au Panama, pays de mon épouse et j’ai à la fois donne des cours et suivi une formation dans une université US présente ici.

En Belgique j'enseignais le français aux étrangers. A présent, au Panama j'enseigne l'anglais aux panaméens, qui ont un grand besoin de connaitre cette langue. Maintenant, depuis 10 ans, j'enseigne l'anglais et la traduction Anglais-Espagnol dans une université privée du Panama.. Sans autres problèmes que ceux que mes collègues panaméens vivent eux-mêmes. J’étais pendant des années furieux d’avoir perdu cet emploi en 1996 mais aujourd’hui je ne m’en plains plus du tout ! Finalement, le système d’enseignement perd des talents parce qu’il est trop bureaucratique. Si vos services deplorent que trop d'enseignant delaissent la carriere, qu'ils sachent que certains sont prets a revenir, mai encore faut-il ne pas les empecher de le faire!!!

Je serais tout disposé a revenir donner cours d’anglais en Belgique, surtout que maintenant mes enfants (deux filles) deviennent adolescentes et bénéficieraient de quelques années en Europe. Ceci ne me ferait pas perdre mes années au Panama, ou j ai ma maison.

Mais en Belgique la bureaucratie et les réglementations protégeant certains "titre requis" sont tels que je ne peux pas, depuis l'étranger, faire efficacement acte de candidature.

J’ai essaye, sans succès, voici deux ans.

Vu le niveau de l'euro, il serait extrêmement attractif pour des millions d’enseignants anglophones de venir enseigner l'anglais en Belgique. Ou pour un Belge de l'étranger comme moi. Mais la volonté politique existe-t-elle ?

Si vous voulez prendre en compte mon offre de service comme professeur d’anglais ou d'espagnol, vu le manque d’enseignants dont la presse fait état, je réitère, Madame la Ministre, mon offre de service et mon entière disposition a revenir. Et mon épouse est une professionnelle de l’enseignement maternel. Nous serions prêts à revenir.
Mais pas pour végéter au chômage en attendant des intérims.

En espérant de vos nouvelles, je vous souhaite, Madame la Ministre,  le plus vif succès dans vos délicates fonctions.

André G. Dumoulin

21:13 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : enseignement

Commentaires

Madame,
Nous sommes dans un pays ou le port du voile ne fait pas partie de notre culture. Les islamistes sont nos invités. Ce sont eux qui doivent honorer nos coutumes. Si nous allons chez eux nous sommes soumis à leur coutumes . Je ne comprends pas dans quel pot de miel vous vous débattez . C'est Mme Onckelinck qui a une fois de plus brouillé les cartes.
Vous êtes incapables de nous faire respecter. Vous ouvrez les portes de toutes les dérives et c'est déjà trop tard. Je suis allée dans une institution belge. Nous étions en minorité.
Pas de voile nous sommes devenu un pays laïque. Vous avez supprimé les signes d'appartenance à notre religion dans les lieux de l'état, je ne vois pas pourquoi nous devrions accepter ceux de la religion islamiste. Ce sont eux qui gouverne notre pays ?
Bien à vous
RM

Écrit par : roseline | 21/01/2010

Madame,
Nous sommes dans un pays ou le port du voile ne fait pas partie de notre culture. Les islamistes sont nos invités. Ce sont eux qui doivent honorer nos coutumes. Si nous allons chez eux nous sommes soumis à leur coutumes . Je ne comprends pas dans quel pot de miel vous vous débattez . C'est Mme Onckelinck qui a une fois de plus brouillé les cartes.
Vous êtes incapables de nous faire respecter. Vous ouvrez les portes de toutes les dérives et c'est déjà trop tard. Je suis allée dans une institution belge. Nous étions en minorité.
Pas de voile nous sommes devenu un pays laïque. Vous avez supprimé les signes d'appartenance à notre religion dans les lieux de l'état, je ne vois pas pourquoi nous devrions accepter ceux de la religion islamiste. Ce sont eux qui gouverne notre pays ?
Bien à vous
RM

Écrit par : roseline | 21/01/2010

Cela n'engage que moi... Mais je vois là la manifestation flagrante d'une importante différence culturelle entre l'Europe continentale et les Anglo-Saxons...

Pour les anglo-saxons, l'expérience et la valeur concrète que peut apporter quelqu'un comptent plus que tout... C'est la mise en valeur du RESULTAT, peu importe la manière...

En Europe que j'appellerai "continentale" (en fait, je songe à la France mais ton article me fait dire que c'est identique en Belgique... et je n'ai pas entendu parler de pays européen où c'était différent, à part le Royaume-Uni), ce sont les TITRES qui comptent plus que tout. Peu importe, derrière, la qualité du travail effectué. De sorte, d'ailleurs, que bons et mauvais professeurs sont mis dans le même panier, ce qui n'est ni juste, ni valorisant.

Il s'agit, à mon avis, de changer de valeur et de politique, d'évoluer. Il s'agit d'abandonner un certain snobisme pour reconnaître le talent lorsqu'il se présente... Faute, justement... De le voir s'expatrier. (Réalité que les politiques osent pourtant dénoncer! Faute, peut-être, de toujours l'expliquer.)

Mon humble avis...
Fab

Écrit par : Traduction Anglais | 02/02/2010

Merci de votre commentaire, tres aimable pour moi. La fixation sur les titres etant une maladie chronique, je n'ai pas ose opter pour un titre specialise par crainte d'etre contamine, et le resultat a ete, a terme, mon expatriation, garantie d'une vie exigeant sans cesse un esprit d'adaptation...

L'enseignement est organise en fonction d'emplois permanents, les "oiseaux migrateurs" n'y ont aucun statut...alors que, a mon avis, des professionels "voyageant" entre l'emploi prive et l'education publique offrent aux etudiants de meilleures experiences.

Écrit par : Andre | 03/02/2010

Les commentaires sont fermés.