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22/05/2008

Si la Belgique m'etait contee

"Conter" dans le sens de "Rendre ideal comme un conte de fee"...

 Si je pouvais revenir...J'ai ici au Panama deux filles adoptives, elles ont 14 et 9 ans.

Elles voudraient bien connaitre la Belgique, ou nous sommes revenus en  vacances.

Et puis il y a ma mere, qui prie chaque jour pour nous et nous aide tant qu'elle peut.

 Mais voila, au Panama le travail ne manque jamais et meme si le salaire ne suit pas nous avons la securite de "porter" des competences que la societe reclame a corps et a cri...les langues, la culture, l'internet. Toujours nous avons plus de travail que nous n'en demandons. Jamais nous n'avons a courir apres le travail...

Contraste absolu avec le marche de l'emploi en Belgique ou jusqu'a l'age de 35 ans j'ai du me battre avec l'image negative d'etre un "chercheur d'emploi", incapable de stabilite professionnelle.

Alors pourrais-je revenir, sans tomber a nouveau dans la deprime?

Maintenant, lecteur, sans doute direz-vous, "Reste ou tu es", mais justement...mon ambition est de pouvoir vivre heureux d'un monde ou le risque a une valeur positive....

"Tomber" dans le piege d'une existence sans perspective...c'est ce qui m'empeche de revenir. Le plus difficile a surmonter c'est l'idee que les prejuges europeens sont  destructeurs..Que l'avenir de l'Europe est derriere elle...Que revenir c'est retomber dans les anciennes ornieres...De replonger dans un monde qui n'a pas voulu de moi...Realites psychologiques...la perception c'est le reel.....

 

 

16:43 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : decisions, belgique

29/02/2008

Retour a la bataille?

 

Ca y est, c'est la rentree des classes au Panama...

Jusqu'a present j'ai ecrit ici des billets comme guide de tourisme, mon travail prefere. Mais aujourd'hui je suis devant un choix- difficile: Je suis embauche par une ecole pour enseigner l'anglais et l'informatique dans un college prive ou j'ai egalement inscrit ma seconde fille,  et  mes experiences dans ce type de travail sont souvent plutot malheureuses: Je ne parviens pas a garder le controle des eleves, a les interesser a la classe, en tous cas pas durant le long laps de temps que represente une annee scolaire.

Meme lorsque les conditions sont bonnes.  Je suis meilleur avec les adultes, surtout parce que l'abondance de materiel pedagogique est plus grande, plus variee, parce que ils choisissent leurs etudes, ce que les etudiants de secondaire ne font generalement pas. 

Dois-je cependant retourner, sous pretexte que les autres profs ont aussi des problemes? Et surtout, parce que la haute saison touristique arrive a sa fin et qu'a partir d'avril il est plus difficile de trouver du travail a Panama dans le secteur tourisme?

 Un groupe d'etudiants du college Claret de Panama 69a6ffcde3358e5f0469b8e7c01d78d8.jpgposant  pour la photo de  graduation de fin d'annee  2006. Derriere ces souriantes apparences, les conditions de travail dans les ecoles privees du Panama, comme celles-ci, sont souvent penibles. Les salaires fort bas (400-500 dollars par mois) et les exigences de travail importantes. Les programmes sont souvent improvises, de sorte que les profs doivent pratiquement inventer leur programmel...a leur frais. 

 Il est tout de meme paradoxal de constater que le travail d'enseignant de secondaire est  plus exigeant, plus mal paye et plus arbitraire que celui d'adultes, ici au Panama. La raison en est que les adultes paient eux-memes leur classes tandis que les ados vont la ou leur famille les envoient...

 

Mais devant ce genre de decision - y aller ou ne pas y aller - je suis ici plutot decide a y aller, mais plutot parce que ici je prefere avoir trois ou quatre fers au feu que un seul ou meme deux - Mais je prefererais si c'etait possible, etre suffisamment bon dans un secteur pour pouvoir y rester, et ne pas devoir ma vie durant sauter de  

(A suivre).... 

 

 

 

17:25 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : enseignement

11/02/2008

Images

"Jack of all trades" - Terme anglais pour "homme a tout faire" s'applique a notre vie au Panama, mais pas seulement a la mienne.

194b7b95e82893ba5201c77bbf277ce4.jpgVoici un restaurant sur la plage de Santa Clara, province de Cocle, Panama. Pendant que nous mangions nous avons ete visite par un insistant vendeur de lunettes solaires. Et il avait un badge de policier. 

Il etait policier, et de la police judiciaire par-dessus le marche. Mais hors de ses heures de services. "Quand je ne suis pas en service, je vend"..Vendeur ambulant est donc ici un sport national suffisamment interessant pour que ce digne serviteur de l'etat passe ses fins de semaines a vendre des lunettes solaires dans les restos de plage.  Vive le Panama. le commerce avant tout. 

 

3ddffa568bf896675e6035aa9176c8a0.jpg "L'avenir"..quelques enfants du centre infantile de ma femme, qui est puericultrice independante. 

 

 

 

 

 

77aeb4b0b5929db1714ce3af2c15b138.jpgEt le passage. La semaine passee, Madame Eva, 101 ans, nous a quittes. Nee en 1906 elle etait notre grand-mere ici. Elle avait 24 petits enfants, 64 arriere petits-enfants et 54 arrieres arrieres petits enfants.  Simple paysanne, elle etait devenue veuve a 29 ns avec trois enfants et sa longevite est une preuve que le travail n'abrege pas la vie..Elle n'avait aucune pension, mais bien entendu je n'irai pas pretendre que l'absence de revenus augmente la longevite. Elle s'est endormie dans la paix. 

 " Et pour ma memoire et en mon nom, vis ta vie et fais toutes choses egales ou meilleures que jadis. N'alimente pas ta solitudeavec des jours vides mais remplis chaque heure de ta vie eveillee avec des actes utiles..."

 

09:20 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : culture

05/11/2007

Journal d'un expat'.

Comment j'ai quitté la Belgique?

En 1983, je terminai  une licence en communication à Liège.  Je voulais être journaliste, oui. Mais tous ceux qui choisissent cette voie n'aboutissent pas à réaliser leurs rêves.  Il y a des rêves qui se brisent. Mais on peut en changer.

En 1989, je fus engage comme attache de presse par une organisation qui m'envoya en  Amérique Centrale...Et là-bas je rencontrai celle  qui devint mon épouse. Peut-être étais-je en train de chercher un moyen de sortir de Belgique. Elle était aussi en train de chercher un moyen de changer sa vie. Et nous nous sommes aimes. 

Je ne pus, malheureusement, conserver longtemps mon emploi d'attache de presse. Apres mon mariage, le chômage fut de la partie...a nouveau... et j'y échappai peu a peu en me mettant a enseigner...  

Puis En 1996, alors que je travaillais depuis 4 ans pour l'enseignement de promotion sociale, on a supprime mon poste, sans préavis, sans indemnité. Sans moyen de défendre quoi que ce soit.

Alors que mon épouse n'avait pas de travail suffisant et dépendait de mes revenus.

Alors que nous étions en processus d'adopter un enfant et que cette action  hypothéquait notre projet familial, car la stabilité professionnelle étant un élément essentiel pour l'adoption d'enfants.

Et je suis parti, à l'age de 35 ans, au  Panama, le jour des deux ans de notre première fille.

 J'y suis toujours aujourd'hui, tentant d'enseigner un peu d'anglais aux petits panaméens...demain lundi je vais accompagner un bus de touristes canadiens et leur expliquer le fonctionnement du canal de Panama. Pas beaucoup d'argent mais une maison, une famille...Et de l'espoir!

  Pratiquement, si j'écris ici depuis le Panama ou depuis Hout-si-plout, qu'importe...De l'espoir, donc, qu'un jour cette histoire soit écoutée. Outre Atlantique. Sur un blog de la Libre Belgique. D'un pays qui ne sait plus ou il en est...

Car j'ai des histoires a faire écouter... comme celle de mon ami HANK SKINNER, dans le couloir de la mort au TEXAS, et innocent!...Lisez son histoire! J'ai écris sur lui un petit article dans wikipedia...http://en.wikipedia.org/wiki/Hank_Skinner. Si vous vous sentez victime d'une injustice, que dire de celle-la? 

 Voila, un blog personnel, aujourd'hui...

 

 

12:20 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (1)