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24/02/2009

La crise rattrape le Canal de Panama

La réalité de la crise rattrape le Canal
Quand en 2006 les panaméens ont ratifie le projet de construire de nouvelles écluses pour le Canal de Panama, ils l’ont fait avec l’assurance que les nouvelles écluses seraient autofinancées, au moyen notamment d’une augmentation du prix des péages.


Les calculs financiers tablaient sur une continuelle croissance des exportations chinoises vers les USA, et ne tenaient pas en compte l’apparition d’une route arctique, qui se crée avec la diminution des banquises au nord du Canada.


De plus, on savait que les nouveaux péages restaient compétitifs sauf si …sauf si le prix du pétrole baissait considérablement…ce qui est arrive en 2008. Donc, maintenant les routes plus longues autour du cap de Bonne Esperance redeviennent plus attractives.


Toutes les garanties de rentabilité et d’autofinancement des nouvelles écluses – pas encore construites- doit maintenant être réévalué.
Sinon, ceci dit, par comparaison avec le reste du monde, Panama n’a jusqu'à présent guère ressenti les effets de la crise mondiale : Le taux de croissance de l’économie panaméenne est passe de 10.3% en 2007 a 8.2% en 2008. Un résultat qui s’explique par la position stratégique de Panama.

canal-panama.jpg

21/11/2008

Crise financiere et Eglise

 

...Il y a des gens qui ne perdent pas le nord. La crise financiere, c'est Jesus chassant les marchands du Temple? Les propos de Mgr Crepaldi que je reproduis ici ne sont pas absurdes, mais ils proposent "La" doctrine sociale de l'Eglise comme un garde-fou contre les exces de deregulations d'une part, contre l'etatisme d'autre part. N'est-ce pas un peu presumer de ladite "doctrine sociale". J'aime bien la reponse de JP Lemaitre, de l'UCL :"Nos représentations du réel sont réelles dans leur conséquences et nous
devons donc en assumer la responsabilité. Aucun groupe humain n'est à lui
seul dépositaire de « la vérité » et le souffle de l'Esprit ne connaît pas
de frontières. Et cet Esprit souffle aussi sur les chercheurs
consciencieux en sciences économiques, sociales et politiques
."

 

"La crise qui affecte le monde n'est pas uniquement financière, c'est une
crise morale et de confiance" déclare le Mgr Giampaolo Crepaldi,
secrétaire du Conseil pontifical justice et paix à propos  de la crise
financière actuelle, déclaration reprise par l'Agence Zenith du Vatican le
18/11/2008.

Pour lui la solution ne peut donc être seulement d'ordre financier.

Cette crise dit-il, mettrait en lumière tout ce que la Doctrine sociale de
l'Église affirme depuis très longtemps. Quand un système
économico-financier entre en crise, ce n'est jamais pour des motifs
économiques ou financiers, mais parce qu'une faille s'est produite en
amont dans le système moral global.  Il estime qu'à l'origine de la
situation il y a une crise de confiance, la confiance n'étant pas d'abord
un élément  économique et financier mais une attitude éthique.

"Lorsque le marché pervertit cette attitude éthique, nous savons tous
qu'il n'est plus en mesure à lui seul de la rétablir, a-t-il expliqué. Il
faut trouver un équilibre entre la dérégulation des marchés que l'on a
connue ces derniers temps et la tentation de conférer un poids excessif à
l'Etat. Ce sont trois acteurs qui ont un rôle à jouer - a-t-il ajouté - :
le marché d'une part, l'État de l'autre, mais aussi la société civile. Là
précisément se trouve la réponse aux exigences et aux inspirations qui
découlent du dit principe de subsidiarité. En conformité avec la Doctrine
sociale de l'Église" conclut-il, "il faut considérer avec une plus grande
sagesse le marché et le rôle qu'il peut jouer." Et d'ajouter : "nous n'en
serions pas là si nous avions traité le marché comme un moyen et non comme
une fin."

 

 

 

23/01/2008

Une arnaque de l'assurance-pension

 Péréquation, n.f.

Sens : Répartition égalitaire des ressources, des charges. Synonyme: répartition

 Voici une définition bien  mensongère.

 Depuis 15 ans je paie des primes d’assurances vie/pension, et de par le jeu de la péréquation des primes, la compagnie demande aujourd’hui des montant de primes DOUBLES de ceux des montant initiaux tandis que le montant capital a l’age de la pension n’a augmente que de 30%.


N’obtenant pas de réponse satisfaisante de la compagnie, je me suis tourne vers l’ombudsman des assurances, qui me répond :


« Je peux vous communiquer qu'en cas de péréquation, l'augmentation du capital n'est pas proportionnelle à l'augmentation de la prime. En effet, l'augmentation du capital par rapport à une prime donnée est calculée en tenant compte de votre âge au moment de la péréquation et du nombre d'année restant à courir jusqu'à l'échéance du contrat. Il s'agit d'un calcul effectué par des actuaires sur base notamment des tables de mortalité. Les lois, le contrat et la jurisprudence n'interfèrent pas dans ce calcul. Généralement, l'augmentation du capital est moins que proportionnelle par rapport à l'augmentation de la prime ».


Bon, alors voici un contrat ou l’une des parties a le droit de modifier en sa faveur l’équilibre des droits et des obligations, sans contrepartie, et la loi et la jurisprudence trouve cela normal…Et pourtant lorsque je dois payer double tarif pour un produit financier dont la valeur n’augmente que de 30%, je me sens simplement arnaqué..

Et vous ? Vous trouvez cela normal ?


Bien entendu, la compagnie n’informe pas de ce détail. Lorsqu’elle demande une augmentation des primes, elle souligne que cela correspond à une augmentation du capital. Elle omet bien sur de dire que cette augmentation est sans commune mesure avec l’augmentation des primes.  

Et. Apparemment, tout le monde est d’accord, selon l’ombudsman, la loi et la jurisprudence n’y trouvent rien à redire.

Bien dommage

 Peut-etre que vous avez des experiences similaires, amis lecteurs ?

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